… Bonjour, Martine Leblanc…

avril 27th, 2008

Les jours passent et l’inspiration s’était fait un peu la malle. Faustin a eu six ans, ça file bon sang… En ce moment, mon gros point noir, c’est le boulot. Je n’avance pas. Je régresse même. On nous file une pression monstre, sans même en avoir l’air, pour un boulot où on nous demande d’être dans la quantité et la qualité. Je suis dans la qualité… La quantité patientera.
J’en ai assez d’être un robot. Je ne ressens plus le plaisir de convaincre. A vrai dire, je me laisse glisser doucement dans un semblant de vie. Je me lève en pensant en taff, je mange en y pensant, je me couche en y pensant. Quand j’arrive à me coucher. Je n’ai le goût de rien… Si ce n’est celui de tout plaquer, chose que je ne peux pas me permettre. Super woman de l’impossible, j’arrive pas à faire face. Je sais que lorsque je raconte les pressions que l’on a au boulot, on me dit ‘mais attends, y a plus grave dans la vie!’ Oui, en effet. Mais moi, c’est tous les jours. C’est tout le temps. C’est épuisant.
J’ai un traitement qui est sensé faire passer au second plan tout ce que ce taff m’amène comme questions sur moi même. Je me sens incapable de quoi que ce soit, je me sens inutile et nulle, j’ai l’impression d’être sous un jugement constant… Ce qui est réel. Pourtant, mon boulot n’est pas mal fait. Au contraire, je le sais. Je sais que je fais du bon boulot.
Mais on nous refuse tout.
Jusqu’à la possibilité de rêver.
Evoluer? Impossible.
Se former à mieux? Impossible.
Augmenter les salaires? Impossible.
13è mois? Impossible. Tout semble impossible.
Ton boulot, c’est de prendre des rendez vous. C’est ça, c’est ta tâche dans la vie. Tu ne dois faire que ça. Ne pas lire, ne pas écrire, ne pas penser.
On pense pour toi.
Faire ci ou ça? Ce n’est pas ton boulot. Avoir plus de temps pour former les nouveaux? Au plus vite au mieux. Ils apprendront certains trucs sur le tas. Mais on ne manquera pas de te faire savoir qu’ils ne savaient pas telle ou telle chose au moment voulu. Même leur histoire d’algorithme est là pour nous mettre la pression. Une minute ou quatre de plus au tél? Mais de toutes façons, vous la récupérez quand vous vous connectez. C’est à dire jamais quand il faut. Toujours trop tard. Jamais à l’heure. La considération, c’est pour les sup. Les regards condescendants, c’est pour nous. Quand on nous ‘visite’, c’est la vitrine. On nous jetterait presque des cacahuètes. Je ne suis personne. Je suis cette fille parmi les autres, qui doit se contenter de prendre son AD le matin pour éviter de fondre en larme à la 15ème personne qui me hurle dessus au téléphone que je la fais chier, que mon boulot est une daube. Mon boulot. Moi. Je ne suis rien.
Il faut que je reprenne le goût des choses. En ce moment, tout est sans saveur. Il n’y a que leurs sourires qui me rendent un peu le mien.
Nicolas, je t’aime. Faustin, je t’aime. Gabriel, je t’aime.

Et je réussirai à me lever demain matin pour aller affronter une autre journée.

Faufau

gaby

… C’est un jour comme un autre…

mars 26th, 2008

Je me souviens…

J’étais petite. J’avais 8 ans.

Ma mère pleurait doucement, assise à la table de la cuisine. Je regardais ses mains, écaillées par le couteau de cuisine qu’elle manie toujours autant. Je raegardais du haut de mes huit ans ma maman qui semblait si triste.

J’ai dit le plus doucement du monde:

‘Pourquoi tu pleures maman?’

Et d’un regard chargé de tristesse elle m’a dit:

‘Je suis vieille… J’ai 28 ans aujourd’hui…’

Et je lui ai juste répondu:

‘Mais non, t’es pas vieille!’

Ma mère était déjà maman de 3 enfants, nous étions en 88. Ce qu’elle ne savait pas encore, c’est que 9 mois plus tard une petite sÅ“ur allait venir agrandir la famille, et que nous serions alors 4. Puis 5 deux ans plus tard.

J’ai 28 ans aujourd’hui. Mon corps me semble vide, enveloppe presqu’inutile. J’ai passé quelques 8 jours à courir les médecins et les urgences, en ayant toujours en tête que ce coup ci, c’était bon, qu’un petit cadeau de Pâques m’était réservé, que j’avais mon petit Å“uf bien accroché.

Rien à l’horizon.

J’ai 28 ans aujourd’hui. Je ne me sens pas vieille…

Juste vide.

… Concours! …

février 27th, 2008

 

Voilà. Gabriel est inscrit au Concours des plus beaux sourires pour les 30 ans de KINDER, vous savez, avec la pub qui passe partout? Et bien il est selectionné pour cette semaine :)

C’est maintenant que vous allez pouvoir m’aider.

Ah ben oui après tout :)

Je vous demande une toute petite chose pour cette semaine.

Il suffit de s’inscrire ici: http://www.30anskinderchocolat.fr/

ou de cliquer sur la photo :)

Et de chercher dans les selectionnés la photo de mon loulou…

“Gabriel, 3 ans, Fâches Thumesnil”

Boa quoi :) Sa photo sur les emballages Kinder… ça le fait non? ^^

Ce concours donne droit à un vote par jour et par personne. N’hésitez pas!!!!

Je compte sur vous tous :)

Merci et à très vite!!!!!!!!

Amélie (fière comme tout^^)

14 février?

février 12th, 2008
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Des fois, je me dis que la vie est injuste.

J’me sens encore comme une ado.

Avec la mouette incontrôlable, l’acné qui va bien et la jalousie de jeune fille. En somme, une triple buse.

Et puis, fatalement, en ces temps de saint valentin, je me joins à l’inconscient et au conscient collectif, en faisant mine d’être anti-Saint-Valentin, mais j’attends impatiemment La marque d’affection et ce qu’il aura trouvé pour cette fête 100% commerciale, et 50% romantique. Pourquoi juste 50? Parce que quand je regarde la télé, il y a toujours des dizaines de couples qui se bécotent… Qui se bisoutent… Qui sont tout gnangnan… Et ça, ça a le don de m’exaspérer. Parce que ça me fait toujours penser que je n’en ai pas assez.

Pourtant, des marques d’affection, j’en ai à revendre! Si il y a bien un homme qui n’en est pas avare, c’est bien Nicolas… Et j’ai encore trop de mal à accepter tout ça de la part d’un homme, donc je ne note en mon for intérieur que ce qui me déroute. Pourtant, des bisous, j’en ai. Des câlins aussi. Des mots gentils. Des petites attentions qui rendent mon quotidien tellement sympa. Mais je dois être une éternelle insatisfaite…

Je me sens impitoyablement comme une ado.

Il y a des moments où je deviendrai jalouse comme une lionne, vraiment agressive. ‘Quoi? C’est Qui? Où ça? Avec qui? ‘ Bref l’horreur. Je ne verse pas ‘trop’ là dedans… Même si ça m’arrive, mais ça va, il y a un juste milieu.

Et quand mes hormones de jeunes filles reprennent le dessus, que l’acné fleuri, et que j’ai la mouette en vrac… Que l’on dirait Ugly Betty… Ah là là, dans ces moments là, je suis une teigne. Pourtant, je ne suis pas si horrible que ça. Je suis juste encore en devenir sur ce qui est de la féminité. Ça vient parait il.

Bref, à 27 ans, laissons toujours le temps au temps, ça finira par arriver, je deviendrai un jour une femme. Déjà dans ma tête. C’est compliqué… Quand en ces prémices de Saint Valentin on se sent le cÅ“ur qui bat très (trop?) fort, les yeux pétillants et le ventre papillonnant, quand on se rappelle de son premier amour qui, 10 ans après, reste un souvenir vivace… Mais que tous ces symptômes ne vous conduisent qu’à une seule et même personne… Ah! Moi, je suis amoureuse. La vie est injuste. Ugly Betty, j’adore.

Saint Valentin… Franchement, à force de tourments… J’aurai ta peau!

Moi, Amélie, 27 ans, deux enfants, Superwoman de l’année 2008!

janvier 30th, 2008

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Moi, je suis Amélie. Je suis maman de Faustin, 5 ans et demi et Gabriel qui a bientôt 3 ans.

Moi, je suis avant tout une maman.

Moi, je suis avant tout une femme aussi. Sur un pied d’égalité.

Moi, j’ai fait des erreurs, j’ai été géniale, j’ai été débordée, j’ai géré, j’ai réussi et parfois, j’ai failli.

Etre maman, ce n’est pas une vie de tout repos! J’ai fait un choix il y a presque deux ans, j’ai repris le travail à temps plein.

Ouuuuuuh! La vilaine diront certaines.

Wahou! Diront d’autres.

Je vais tenir un carnet de bord de maman de maintenant. Vous savez? La Superwoman qui doit être parfaite! Celle qui réussit tout, sa vie sentimentale, sa vie familiale et sa carrière!

Et oui! Parce que moi, je réussis tout.

Dans mes rêves!

Je ne suis pas parfaite, j’ai des kilos en trop, mes enfants sont comme tous les enfants, infernaux et tellement chou.

Je ne suis pas parfaite, et j’en ai assez du diktat de la perfection!

Alors je vous expliquerai un peu de mon quotidien, de ce qui me plait, de ce qui fait ma vie de maman pas parfaite en somme… Et vous verrez que la culpabilité de ne pas être parfaite en fait…

Elle finit même par s’envoler!

Je ne consignerai pas ici que ça… Je mettrai aussi sans doute des posts sur mes lectures, mes écoutes du moment, des recettes aussi. Mes coups de cÅ“ur artistiques aussi. Parce qu’être maman, c’est aussi être éclectique. Et c’est avoir la possibilité par le savoir d’ouvrir des portes à ses enfants…

D’ailleurs, il faut que je file.

Le temps que je vous écrive cette note:

Gabriel vient de renverser un verre de jus d’ananas bien collant sur le carrelage.

Faustin a vidé son panier plein de petites voitures sur le sol.

Je vois au loin traîner les manteaux et les chaussures.

Hum…

Et je viens de remarquer que Gaby est armé d’un stylo!

Alors avant qu’il ne me refasse la décoration d’intérieur à grand renfort de stylo noir…

Je file!

A très vite…